PLANTER UN ARBRE

CHOIX DES ESSENCES / VARIÉTÉS

C'est la climat qui fixe les règles du jeu - Le sol le choix du porte-greffe

- Pour le choix des variétés et la qualité des arbres fruitiers, je recommande de vous tourner auprès des pépinières locales, des conservatoires botaniques régionaux ou départementaux et de favoriser les essences locales et rustiques. Au vu du changement climatique, je recommande de choisir des variétés précoces et tardives, afin de maximiser les chances d’adaptation. L’expérience permettra d’ajuster par la suite les choix des prochains arbres, en fonction des observations et des réussites vécues sur place. La distance entre les arbres à placer prochainement sont marqués par piquetage sur site. Le relevé GPS page précédente le registre.

 

- Le choix du porte-greffe dépend de la nature du sol, aussi vous pouvez vous référer à la bibliographie en fin de dossier, ainsi qu’aux conseils apportés par le Conservatoire Végétale Régional d’Aquitaine. Afin de pouvoir profiter rapidement des récoltes, certains arbres seront des arbres greffés prêts à produire. Puis compléter par des arbres plus jeunes, qui prendront le temps de se forger aux aléas du nouveau contexte de vie. Enfin, les suivants ou derniers pourront être des greffons d’espèces locales greffés sur des essences indigènes. Ainsi le cheptel sera diversifié et de plus en plus rustique et robuste.

 

Laisser de vieux arbres sur le terrain, ainsi ils peuvent transmettre aux nouveaux arrivants les informations qu’ils ont emmagasinés depuis des décennies (liées au climat, aux parasites, aux symbioses, aux éléments abondants ou rares, etc...)

 

PLANTATION

 

- Je préfère de loin la plantation d’hiver, en racines nues. Les arbres peuvent ainsi prendre le temps de l’hiver pour se familiariser avec le nouveau milieu de vie, et au printemps, lors du débourrement, les racines seront fin prêtes à prospecter ce nouveau sol et ses habitants. Avant le jour de plantation, il sera nécessaire de prévoir les piquets et la clôture de protection (conseils quelques pages plus loin), ainsi que les matériaux pour la préparation du trou de plantation, de la couverture des racines des jeunes arbres : compost, broyat pour la couverture et du pralin pour protéger et fortifier les racines nues.

 

- En effet, la plantation d’hiver ouvre un risque de gel non négligeable aux racines. Afin de minimiser ce risque,

je prépare un pralin (sorte de pâte à crêpe) qui enduira les racines et les tiendra loin des bulles d’air gélives. Le pralin a bien d’autres propriétés : il contient une hormone de croissance naturelle l’auxine, qui permet aux racines tout juste mutilées, de pouvoir se remettre doucement de ce traumatisme de transplantation. Ces dernières auront été coupées jusqu’à ne faire qu’une grosse longueur de pouce, avec un sécateur à la lame propre et coupant nette, en oblique.

 

PRALIN : 

Mélanger dans une lessiveuse à grande ouverture : 

1/4 de terre du terrain, tamisé afin de retirer les cailloux qui pourraient abîmer les racines et créer des ouvertures aux maladies et parasites.

1/4 d’argile «pure»

1/4 de bouse de vache fraîche ou du crottin de cheval accompagné de graines de céréales germées

1/4 d’eau.

La consistence idéale est celle d’une pâte à pancake.

 

- A la plantation, le point de greffe sera placé au Nord, le collet bien serré et le pourtour des racines fermement tassé, l’arbre ne doit pas bouger si vous essayez de l’arracher. Faire en sorte que le porte-greffe soit bien vertical, car c’est lui qui fera le port de l’arbre, il est plus facile aux greffons / parties aériennes de se redresser que le pied fondation lui même.

 

COUVERTURE 

 

Une fois plantés, les arbres ont besoin de rester au chaud (niveau racinaire) et protéger de la concurence des herbacées qui inhibent leur croissance, de façon significative. Aussi je recommande de recouvrir le pourtour racinaire, une fois planter de compost (3 cm d’épaisseur) puis de broyat (genêt ou ronce étant l’idéal, sur 3 à 4 cm d’ép.) puis de branches plus grosses, idéalement colonisées par des champignons (cela facilitera la mychorization). Un arrosage de 3 litres sur le tout permettra de chasser les bulles d’air, de rassurer les racines et de faire tenir le «tas». Cette couverture sera à maintenir jusqu’à la maturité sexuelle de l’arbre, c’est à dire jusqu’à sa première mise à fruit significative.

Phacelia SIRET 824 246 797 00024

TVA non applicable, art.293 B du CGI

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